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Assurance auto

Qu'est-ce que l'assurance Auto ?

Depuis 1958, toute voiture circulant sur la voie publique en France doit être assurée. Au minimum, il faut souscrire à une garantie « au tiers » — c’est-à-dire couvrir la responsabilité civile, c’est-à-dire les dommages que vous pourriez causer à autrui (blessures physiques, dégâts matériels). Cette obligation légale s’explique par l’enjeu : en voiture, les dommages potentiels sont importants, souvent coûteux, et l’assurance permet de garantir que la victime soit indemnisée.

L’assurance Risque Aggravé : quand on sort du profil standard

Même si l’assurance est obligatoire, cela ne veut pas dire que tout le monde peut souscrire un contrat « comme un autre ».
Un « risque aggravé » désigne un profil dont la probabilité de sinistre est estimée supérieure à la moyenne.
En assurance auto, cela peut être un conducteur très malussé, ayant multiplié les sinistres responsables, voire des infractions graves (alcool, stupéfiants, annulation de permis), ou une résiliation antérieure de son assurance.

Pourquoi c’est difficile d’assurer un profil aggravé ?

Parce que l’assureur doit, comme tout acteur économique, estimer le risque : plus le risque est élevé, plus la probabilité de devoir indemniser est forte. Pour rester viable, l’assureur peut :

  • proposer une surprime (prime plus élevée)

  • demander des garanties renforcées ou exclusion de certaines garanties

  • refuser de couvrir ce profil dans des conditions normales.
    Par exemple, un conducteur ayant enregistré plusieurs sinistres responsables ou une annulation de permis se verra peut-être refuser une assurance standard et devra passer par une offre « risque aggravé ».

Que propose une assurance « risque aggravé » ?

Des assureurs ou courtiers spécialisés savent prendre en charge ces profils. Les conditions sont globalement :

  • permis depuis au moins 1 ou 2 ans.

  • un certain nombre de mois d’assurance antérieure (souvent 9 mois sur 36) pour éviter profil « inconnu ».

  • malus jusqu’à un certain niveau (CRM jusqu’à 3,50) ou plusieurs sinistres possibles selon l’âge et la compagnie.

  • résiliations préalables acceptées dans certains cas, mais les conditions seront plus restrictives.

Du côté des garanties, ces contrats de « risque aggravé » peuvent proposer des formules similaires à une assurance classique (tiers / intermédiaire / tous risques), mais :

  • les primes sont plus élevées.

  • les franchises peuvent être plus importantes ou des garanties retirées.

  • les conditions d’entrée peuvent être plus strictes (véhicule plus accessible, usage limité, etc.).

Comment s’en sortir quand on est profil aggravé ?

Oui, on peut :

  • Chercher un courtier spécialisé en « auto risque aggravé », nous vous proposons des offres allant à un CRM jusqu'à 3.5.

  • Comparer bien les offres : garanties, franchises, exclusions, assistance.

  • Réduire le risque : conduire prudemment, éviter sinistres, améliorer le dossier avec le temps. Car ce profil n’est pas figé à vie.

  • Choisir un véhicule raisonnable (puissance modérée, groupe SRA raisonnable) pour réduire la prime.

  • Augmenter la franchise, limiter usage personnel ou kilométrage pour intéresser un assureur.

Les grandes formules

On distingue en général trois niveaux :

  • Tiers (formule de base) : couvre seulement la responsabilité civile.

  • Intermédiaire (souvent « tiers + ») : la responsabilité civile + des garanties dommages (vol, incendie, bris de glace, catastrophes naturelles).

  • Tous risques : la couverture la plus large, incluant dommages matériels même si vous êtes responsable.

Globalement, le choix dépend notamment de la valeur du véhicule, de l’usage que vous en faites, de votre budget et de votre historique de conducteur.

Ce qui fait varier la prime

Plusieurs facteurs : votre âge, ancienneté du permis, nombre d’années d’assurance sans sinistre, bonus-malus (Coefficient de Réduction-Majoration), le véhicule lui-même (marque, modèle, puissance, groupe SRA) ; aussi votre lieu de stationnement, l’usage (trajet, professionnel ou non) etc. Assurément Auto+1
Par exemple, les véhicules électriques sont plus chers à assurer parce que les réparations sont globalement plus coûteuses. Le Monde.fr
Et bien sûr, chaque sinistre responsable fait grimper votre malus, donc votre prime.

Quand vous souscrivez un contrat d’assurance auto, vous signez avec un assureur un engagement : vous payez une prime, l’assureur s’engage à prendre en charge certains risques définis dans le contrat (garanties, exclusions, franchises). Le contrat mentionne les garanties, les plafonds, les franchises, les exclusions.
L’assureur étudie votre profil (âge, permis, bonus-malus, usage, voiture, lieu de stationnement) pour fixer votre tarif.
Au fil des années, l’assurance auto est devenue plus coûteuse : entre autres, les coûts de réparation de véhicules ont fortement augmenté, ce qui alimente la hausse des primes.

shallow focus photography of red die-cast car
shallow focus photography of red die-cast car

Bon à savoir

  • Même si vous êtes couvert « au tiers », vous ne serez pas indemnisé pour les dommages de votre propre véhicule si vous êtes responsable.

  • Lisez bien les franchises : c’est la part que vous resterez à votre charge.

  • Les exclusions sont importantes : vol non déclaré, usage non déclaré, véhicule non conforme, etc.

  • En cas d’accident, faites un constat amiable dans les 5 jours, informez votre assureur.

  • Conservez vos justificatifs ; changez d’adresse ou de véhicule ? Informez l’assureur.

Le Coefficient de Réduction-Majoration (CRM), aussi appelé bonus-malus, est un indicateur central dans le calcul du tarif d’une assurance automobile en France. Il mesure le comportement de conduite d’un assuré au fil du temps : plus un conducteur a d’accidents responsables, plus son coefficient augmente, et inversement. Comprendre le CRM, c’est comprendre pourquoi votre prime peut être divisée par deux ou multipliée par trois selon votre historique.

Lorsque vous souscrivez votre premier contrat d’assurance auto, votre CRM démarre à 1,00.
Ensuite, chaque année, il évolue selon votre sinistralité :

  • Si vous n’avez aucun accident responsable, votre coefficient est multiplié par 0,95 (soit une réduction de 5 %).

  • Si vous êtes responsable d’un accident, votre coefficient est multiplié par 1,25 (soit une augmentation de 25 %).

  • En cas de responsabilité partagée, la majoration est de 12,5 % (coefficient × 1,125).

Le CRM ne peut jamais descendre en dessous de 0,50 (bonus maximal) ni dépasser 3,50 (malus maximal).
Autrement dit, un conducteur avec un CRM de 0,50 bénéficie d’une réduction de 50 % sur la partie de sa prime liée à la conduite, tandis qu’un conducteur avec un CRM de 3,50 subit une majoration de 250 %.

À noter : après deux années consécutives sans accident responsable, le coefficient d’un conducteur malussé revient automatiquement à 1,00, quelle que soit sa valeur précédente.

Comment le CRM influence-t-il la prime d’assurance ?

Le CRM agit comme un multiplicateur appliqué à la prime de référence.
Par exemple, si la prime annuelle de base d’un conducteur type est de 600 €, alors :

  • Avec un CRM de 0,80, la prime sera de 480 €.

  • Avec un CRM de 1,00, la prime restera à 600 €.

  • Avec un CRM de 1,25, la prime passera à 750 €.

Le CRM reflète donc directement la manière dont un conducteur a été impliqué (ou non) dans des sinistres responsables au cours des années précédentes.

Les différents profils de conducteurs selon le CRM

1. Conducteur bonussé

Le conducteur sans sinistre responsable pendant de nombreuses années bénéficie d’un CRM réduit.
Le coefficient descend de 0,95 chaque année sans accident jusqu’à un plancher de 0,50. Cela correspond à environ treize années de conduite sans accident responsable. Ces conducteurs paient souvent des primes très avantageuses, parfois 40 à 50 % inférieures à la moyenne.

2. Conducteur neutre

Le conducteur débutant ou celui qui n’a ni sinistre ni antécédent particulier reste à un CRM proche de 1,00, correspondant au tarif de base.

3. Conducteur malussé

Un ou plusieurs sinistres responsables peuvent rapidement faire grimper le coefficient :

  • 1 sinistre responsable : 1,00 → 1,25

  • 2 sinistres responsables : 1,25 × 1,25 = 1,56

  • 3 sinistres responsables : environ 1,95
    En cas d’accumulation, le CRM peut atteindre 3,50, ce qui triple ou quadruple la prime d’assurance.

4. Conducteur à risque aggravé
Ce profil regroupe les assurés ayant un CRM très élevé (souvent supérieur à 2,00) et/ou des antécédents lourds : suspension ou annulation de permis, conduite sous l’emprise d’alcool ou de stupéfiants, multiples sinistres responsables, ou absence d’assurance pendant une longue période.
Les assureurs considèrent ces profils comme à risque. Certains refusent même de les couvrir, d’où l’existence de compagnies spécialisées dans l’assurance « risque aggravé ».

Quelle fourchette de prix pour les profils malussés ou aggravés ?

Les tarifs varient fortement selon la voiture, la zone géographique et les garanties, mais voici des estimations réalistes observées sur le marché français :

  • CRM 0,50 (bonussé) : entre 250 € et 400 € par an pour une assurance au tiers.

  • CRM 1,00 (neutre) : entre 500 € et 800 € pour la même couverture.

  • CRM 2,00 (malussé moyen) : entre 1000 € et 1500 € par an.

  • CRM 3,50 (haut malus) : entre 1600 € et 2500 €, voire davantage pour les conducteurs à antécédents lourds.

Pour les conducteurs à risque aggravé, la prime peut être multipliée par 3 à 5 par rapport à un profil standard, et certaines garanties facultatives (comme le « tous risques ») sont parfois refusées. Ces conducteurs sont souvent orientés vers des contrats spécifiques, assortis de franchises élevées et de restrictions (conducteur unique, kilométrage limité, etc.).

Comment améliorer ou rétablir son CRM ?

Un conducteur malussé peut progressivement retrouver un meilleur coefficient :

  • Conduire sans sinistre responsable : chaque année sans accident fait baisser le CRM de 5 %.

  • Deux ans sans sinistre : le coefficient revient automatiquement à 1,00.

  • Adopter un véhicule raisonnable : un véhicule moins puissant ou moins cher réduit la prime de base, limitant ainsi l’effet du malus.

  • Faire jouer la concurrence : certains assureurs spécialisés acceptent d’assurer les profils malussés à des tarifs plus adaptés.

  • Éviter les causes de résiliation (non-paiement, alcoolémie, etc.) : elles peuvent aggraver encore la situation.